Archive for octobre, 2009

Vacances et fête de la lune

Merci à tous pour vos messages ! N’ayant à nouveau plus accès à mon blog (ni à facebook ni à aucun blog), je suis à la recherche de nouveaux moyens pour pouvoir communiquer. Pour l’instant le moyen privilégié est la publication à distance via mail.Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas.

Voici un petit compte rendu de ces dernières semaines, riches en aventures. Eh oui encore ! je ne m’arrête pas…

L’avant 1er octobre

Une des principale caractéristique de cette période : une présence policière et militaire imposante, limite oppressante. On a parlé de plus de 100 000 forces de l’ordre présentes à Pékin (soit plus que pendant les JO). Une sorte de tension s’est fait sentir avec des contrôles partout, même à l’entrée de l’université : impossible de rentrer sur le campus sans sa carte d’étudiant …

J’ai eu la visite de Lotte (ma première visite !) , une ancienne erasmus allemande de Lyon qui finissait un trip en vélo, sur les routes de la Chine depuis 3 mois. Elle finissait son incroyable périple par Pékin.

Nous avons visité une partie du quartier « Art » de Pékin ensemble, quartier super « branché » et assez sympa même si je me sens toute frustrée à l’idée de ne pas décoder un dizième de l’art asiatique. Une ancienne zone industrielle desafectée et transformée en ateliers d’artistes

Pékin est pas mal divisé par quartiers : à l’extrème est le quartier des arts,à l’est, le quartier des ambassades et le quartier business, nord ouest les universités, vers le centre le centre « historique », la culture au sud, au nord les installations sportives…

Le premier octobre.

Une première chose à noter : ce jeudi 1er octobre le temps était d’une clarté incroyable et inhabituelle. Je tiens à préciser que les deux jours précédents, il nous a été impossible de voir à 40m à cause d’une sorte de brouillard.

En tant que bons étudiants qui se respectent, nous avions décidés de fêter les vacances mercredi soir. Pas de chance, les autorités ont fermé une bonne partie de Sanlitun ( LE quartier des bars mais aussi un peu des affaires donc grands immeubles par peur de je ne sais trop quoi). Ils ont fermé Sanlitun !!  (j’ai eu une petite pensée pour strasbunker  à ce moment là).

Toujours est-il que pendant toute la nuit, il faisait hyper humide mais ce n’était pas vraiment de la pluie. A vrai dire, je ne veux PAS savoir ce que c’était… Nous sommes rentrés vers les 5h du matin et les enfants de l’école primaire d’à coté étaient déjà en train répéter dans la cour, sorte de répétition finale avec tous les parents qui attendaient dehors. Nous avons eu le droit à l’hymne national à fond les ballons. Pas cool quand on veut dormir.

Toujours est-il que jeudi, après avoir hésité à rester dans mon lit douillet, j’ai pris un brunch devant la télé pour voir le défilé. Eh oui, il nous était IMPOSSIBLE de nous approcher de la place Tian An Men et les rues étaient vides. Chose incroyable ici. Ca leur donnait même une allure glauque : des grandes rues sales et vides, tout le monde étant devant son petit écran. A vrai dire, je ne suis pas restée bien longtemps devant la télé à tel point la vue de ce défilé m’horrifiait.

Je reviens à la chose la plus frappante : il faisait un temps mais alors un temps comme on aurait jamais pu imaginer ici à Pékin. Une lumière de fou, un soleil qui chauffait vraiment et puis une clarté exceptionnelle. Nous avons même découvert de nouvelles montagnes à l’horizon tellement la vue était dégagée. Démentiel. ! EN chine TOUT est VRAIMENT possible.

Ils avaient prévu du beau temps. On l’a eu !

Le 1er octobre au soir : départ pour Nanjing ! Nous avons pu voir le début des feux d’artifice de la gare.  Puis, direction le train qui avait l’air d’avoir des couchettes très confortables. Pas de chance, nos places étaient dans l’unique wagon aux sièges mous. Qu’importe, vu la condition d’obtention des billets !

Arrivée à 5h à Nanjing

Nanjing

Balade dans un parc près du lac pour assister au lever du soleil. Première constatation : les habitants de Nankin sont beaucoup plus petits que ceux de Pékin.

Rencontre avec une chinoise qui voulait parler anglais. Elle nous a épluché une pomme à la manière chinoise puis … une fois épluché l’a rincé dans l’eau du lac … Soit !

Scènes de danses matinales, taichi près de ce lac. Arrivée à l’auberge de jeunesse où l’on a posé nos affaires puis direction le Palais Présidentiel, le Palais de SunYat Sen, mélange de style occidental et chinois. P1050239

Très bizarre. Nous avons également visité un petit temple avec son jardin et son musée qui retrace une partie de l’histoire de Nankin au XIXe siècle.

Claire et Michael sont rentrés faire la sieste et négocier la chambre d’hôtel (place en dortoirs plus disponible donc … chambre privée pour le même prix, normal !).

J’en ai profité pour me balader seule dans la ville. Expérience très riche qui m’a vraiment donné envie de voyager seule. Je me suis bien b

P1050250aladée, j’ai franchi pas mal de portes ouvertes et j’ai rencontré pas mal de chinois.

C’est fou comme on se sent d’un coup beaucoup plus ouvert et réceptif à l’autre. J’ai retrouvé le Nankin des découvertes.

Nankin qui est une ville de 6 millions d’habitants, ancienne capitale du sud, la plus ancienne des villes du sud

Rendez vous devant un temple bouddhiste avec mes deux compagnons de voyage et Yunlu, ma correspondante chinoise chez qui j’avais été il y a deux ans. Ayant un peu d’avance j’en ai profité pour discuter avec des gens devant le temple … en chinois !! Ca fait plaisir !!

Balade dans la ville tous ensemble, fondue chinoise, puis retour à l’auberge. Découverte de la vie nocturne nankinaise

Visite du musée du massacre de Nankin (1937, ce qui vaut des bonnes relations avec les japonais ;p). « We didn’t fight, they kill us ». Musée assez particulier d’ailleurs mêlant le pathétique au nationalisme à une sorte d’appel au pacifisme mais bien masqué ! Il convient de rappeler que les japonais n’ont toujours pas reconnu ce massacre qui a fait entre 100 et 300 000 morts et qui a été la scène de nombreuses atrocités.

Puis visite d’un temple et préparation pour la fête du soir.

La fête de la lune

Nous étions invites chez les parents de Yunlu. Nous avons apporté des fruits avec des bonbons de Pékin et des fleurs blanches, comme il est de coutume d’apporter dans les familles chinoises. Nous nous sommes fait accueillir à bras ouverts avec un apéritif aux grenades et au raisin. Yunlu, ma correspondante m’a initié à QQ, sorte de messagerie instantanée sur téléphone portable dont tous les chinois sont accros. Puis nous sommes passés à table. Comme d’habitude dans les grands repas chinois, la table était remplie de mets : viandes, légumes, pousses de bambous, vulve de fleur de lotus, spécialité de Nankin mais aussi du Sichuan (version épicée), plantes a vertues médicinales. Un repas énorme, super bon avec une bonne quinzaine de plats.

Ensuite, nous avons eu une petite démonstration de Taichi faite par le grand père de yunlu et par Yunlu et nous leur avons montré les quelques mouvements que nous avions appris.

La communication est restée très difficile. Ils sont tous adorables. La grand-mère de Yunlu nous a expliqué ses recettes et comment cuisiner chaque aliment. Toute la famille a essayé de nous permettre de partager quelque chose de leur culture. Mais il nous a été extrêmement difficile de les comprendre. C’est méga frustrant.

Nous sommes ensuite sortis tous ensemble admirer la lune à qui cette fête est dédiée.

The « mid automn festival » ou “fête de la lune” est la célébration du moment de l’année où la lune est la plus brillante. Elle a lieu en général fin septembre / début octobre et célèbre le début des moissons. C’est bien entendu un jour de pleine lune. Il est d’usage de passer cette fête en famille (deuxième fête en terme d’importance, après le nouvel an chinois). Ceci explique les difficultés que” nous avons rencontrées pour voyager à cette période là. En fait, les chinois bénéficient de 2 fois 1 semaine de vacances, uniquement à ces deux périodes de l’année et elles rythment le calendrier chinois. A cette occasion, on mange des yuebien, sorte de gâteaux à je ne sais pas quoi mais supers bons !

Le lendemain, départ à 6h direction … Huangshan !

Tunxi ( Huangshan city)

Arrivée vers les 14h 0 Tunxi, nous prenons la direction de l’auberge de jeunesse où une drôle de surprise nous attend : l’établissement à changé de propriétaire très récemment et n’appartient plus du tout à la chaîne des auberges de jeunesse.

Les prix sont 3 fois plus élevés et les chambres d’un standard tout à fait autre que celui imaginé. N’ayant autre solution que de négocier, nous voila partis pour 2H de discussion plus ou moins fructueuse pour tenter d’avoir des chambres à un prix raisonnable. Evidemment personne ne parle anglais. Période oblige, pas moyen de trouver des chambres à prix abordable ailleurs. Toutes les techniques de communication ont été employées : orales, écrites, coups de téléphone à des chinois parlant anglais pour faire l’intermédiaire, google traduction, appel d’étrangers qui passent dans la rue. Impossible de savoir pour nous si le patron de l’hôtel nous bluffe et cherche à nous arnaquer ou alors si ce qu’il dit est vraiment vrai et que l’erreur vient du site sur lequel nous avons réservé l’hôtel. Le propriétaire nous offre quand même à boire et à manger, ce qui n’est pas de refus (ventre vide, crevé, désemparé )

Au bout donc de 2 bonnes heures de discussion, et de nombreux arguments avancés, nous réussissons à avoir une très belle chambre pour la modique somme de 4 euros la nuit. Ouf !

Une fois posés et rassasiés, nous commençons la visite de Huangshan. Petite ville charmante (rien que par sa taille) et pas mal authentique. On tombe sur des gens qui font des sortes de feux d’artifices en pleine rue. Intrigués, on s’arrête pour demander ce que c’est. “C’est une tradition pour un mariage” nous répondent ils. Nous regardons la petite cérémonie puis continuons notre chemin. Et c’est là qu’un des chinois nous cours après et … nous propose d’assister au mariage de sa soeur.

Super !

On saute sur l’occasion et on monte dans une voiture (avec pleins de froufrou) pour une destination inconnue. Nous sommes juste un peu génés d’être habillés comme des pouilleux.  Nous arrivons dans un endroit super classe. Plein d’invités sont déjà présents dans une salle énorme. Nous prenons place à une table avec des jeunes,mais ceux-ci ne parlent que très peu l’anglais. Nous utilisons nos quelques mots de vocabulaire de présentation et réussissons plus ou moins à établir un semblant de communication. Le repas est impressionnant : pattes de tortues, pattes de canard, morceaux de poulet. Ca c’est pour les trucs bizarres, sinon tout est très bon. Un vin presque bon également (j’entends par bon, plutôt buvable, on se comprend, on reste en chine)

Beaucoup d’attention pour nous, les pouilleux qui squattons un mariage d’inconnus. Beaucoup de chinois nous demandent nos téléphone, numéro QQ.

En chine, il est de tradition de lancer des sortes de confettis sur les mariés puis ils passent à toutes les tables, trinquer avec tous les convives. Je vous épargne l’état du marié à la fin de la soirée, complètement bourré, (il ne tenait plus debout). On avait honte pour lui. La mariée ne semblait pas super à l’aise.

Puis retour à l’hôtel pour une tentative de réservation de billets de train pour le voyage de retour. Promesse du gars de l’agence de faire de son mieux. Réponse le lendemain. En même temps, nous organisons le transport pour la montagne du lendemain matin. Départ à 6h, décidément, cela semble être le rythme ici. Nous nous renseignons sur les possibilités de dormir au sommet pour admirer le lever de soleil qui est paraît–il est magique. Le prix des nuits à l’hôtel ou dans des tentes étant très cher pour la Chine, nous dormirons de dormir à la belle.

L’ascension

Départ à 6h du matin, nous rencontrons 3 canadiens avec qui nous allons passer la journée. Arrivée à la montagne. Première surprise : le prix à payer pour pouvoir entrer dans l’espèce d’espace naturel. 230 Yuans ! Eh oui en Chine, tout est payant   : même la montagne ! Première ascension.

Beaucoup de marches. Chacun y va à son rythme. Arrivée à un premier sommet : deux possibilités : le boring way et l’amazing way. Devinez ce qu’on a choisi  ? Et nous revoilà parti pour une belle ascension avec toujours des marches qui s’apparentent plutôt même à des murs d’escalade. Nous arrivons au sommet où nous découvrons des paysages incroyables. Un sommet tout sauf calme. Une foule nous attend en haut ainsi que de multiples stands où il nous est possible d’acheter une médaille (bleu blanc rouge d’ailleurs) avec notre nom gravé dessus (eh oui au doux bruit du vent et des bruissements de feuilles s’ajoutent le charmant bruit du graveur de nom). Reste le paysage mais pas un endroit où s’asseoir et en profiter tellement il y a de monde.

Pour précision, 黄山 , massif des montagnes jaunes est connue pour sa beauté, qui repose sur la forme des pics de granites sur celle tourmentée des conifères, et sur les nuages qui entourent fréquemment le massif. Cette montagne mythique change sans cesse de visage au gré des vents et des bruines… désespérant parfois les artistes qui désirent en fixer la beauté. La région abrite également des sources d’eau chaude, et des sources minérales qui alimentent des piscines naturelles. Ces montagnes sont un sujet privilégié pour la peinture et la littérature chinoises traditionnelles (merci wikipédia)

Descente sur l’autre versant,où nous rejoignons une nouvelle floppée de chinois au niveau de l’arrivée du téléphérique. Notre chemin avec les canadiens se sépare près d’un arbre ayant inspiré de nombreux peintres chinois.

Sieste dans un endroit plus ou moins calme dans un décor de rêve, puis reprise de la route pour atteindre un autre sommet, et trouver l’endroit idéal pour passer la nuit. Versant ouest pour le coucher de soleil. La nuit tombe vers 18h, rapide virement vers le versant est en prevision du lendemain matin. Installation plus ou moins nocturne au sommet de la montagne (point de vue magnifique). Installation. Il est 18h30. Il fait déjà très froid et nuit noire, nous sommes tous dans nos sacs de couchage, emmitouflés. La lune est là, elle éclaire la montagne.

Pseudo endormissement / réveil / endormissement / réveil  jusqu’à 4h du matin où déjà une masse de chinois commencent à affluer pour admirer le lever de soleil.

Arggg

Je pense qu’à ce moment là, si j’avais connu quelques insultes en chinois, je ne me serais pas privé. Entre les lampes torches braquées dans la figure, les « mais elle dort ?! », les chinois qui s’assayent sur moi, qui me poussent, me donnent des coups. Grrrrr. Comment bien commencer la journée ! Heureusement le spectacle est là. Le soleil qui s’est un peu trop fait attendre arrive et éclaire les montagnes d’une lumière orange dans la brume matinale.

Un délice.

6h du matin, il fait totalement jour, nous n’avons rien d’autre à faire que de recommencer à marcher. Balade dans les canyons, ça descend beaucoup, puis ça remonte.

Arrivée au haut de la montagne: deux choix possibles : le téléphérique ou nos pieds. Inutile de préciser quelle est l’option choisie. Nous voila donc embarqués pour 8 kms de descente, 2h30 sur des marches plus ou moins irrégulières. On croise beaucoup de porteurs qui ravitaillent  les grands hôtels du sommet. La descente est rude. La montée semble l’être encore plus.

Sur le chemin, on croise des singes, une rivière très avenante dans laquelle nos pieds ont apprécier y faire trempette. Le chemin prend fin dans une très belle forêt de bamboux. ( mais où sont les pandas ?!)

A l’arrivée de la balade, on se perd en sortant de la carte (comme d’hab quoi ) . On se retrouve sur un parking. On aurait «trop marché». Pas l’ombre d’un moyen de locomotion allant quelque part. Un cercle se forme très rapidement autour de nous, nous proposant des faux taxis pour des prix qui ne paraissent pas raisonnables. On ne sait pas où aller. On ne sait pas comment rentrer (on loge à plus de 120 km de là). On essaye de s’adresser à la seule personne en uniforme qui nous indique de retourner en arrière prendre un bus. On y va. Rien. On ne comprends rien. Il est 17h. On est épuisés, on est en route depuis 6h du matin. On a envie de rentrer. On a peur de rater le dernier bus.

Soudain, sortant de nul part, une fille arrive, parlant couramment anglais, prétextant un semblant de mal de pied se propose de faire la route avec nous. On embarque ainsi dans un faux taxi, à 6 devant les yeux d’un policier. Bizarre. On arrive à une gare de bus. Un bus semble nous y attendre à un prix 3 fois supérieur à celui annoncé. Bizarre. On ne fait pas confiance. On s’engueule avec la nana qui, elle prend ce bus. Le dernier. Nous rentrerons donc en taxi à l’hôtel sans trop comprendre ce qui nous est arrivé.

Arrivée à Tunxi, on se rend directement à l’agence, espérant trouver nos billets de trains qui nous attendent. Que nenni ! Il ne reste vraiment plus de billets pour des lignes directes. Uniquement des places DEBOUT avec 19h de trajet pour les trains les plus rapides.

Argg !

Heureusement, la chine étant ce qu’elle est, nous réussissons à réserver un billet d’avion au départ de Hangzhou pour seulement 30 euros de plus que les billets de train pour dans 2 jours ! Non seulement, nous  gagnons 2 jours de vacances dans une ville touristique et où il fait bon y vivre mais en plus on s’épargne les 19h de trajet en train et debout. D’autant plus que le trajet en avion ne dure que 2h30.

Nous ressortons de l’agence et retombons sur les canadiens qui habitent Hangzhou et qui nous invitent tout naturellement à passer les deux prochains jours chez eux. Normal

Hangzhou

Départ donc le lendemain matin après une nuit BIEN méritée pour Hangzhou ou plutot chacha, sa banlieue universitaire.

Hangzhou est une ville de 6 millions d’habitants bordée par un grand lac qui lui donne un charme particulier. C’est une ville chinoise moderne donc rien de bien différent des autres villes à l’exception près de l’ambiance méga calme et sereine au bord de ce lac.  On a fait le tour du lac à vélo. Ca nous a prit 3h. Je crois que c’est la première fois en Chine que, posé au bord de ce lac, j’ai pu un peu faire le vide en moi, réfléchir, me poser un peu à écouter le VRAI bruit du silence ou de la nature (et pas les faux criquets cachés dans les arbres ou les cailloux qui font de la musique. Ca fait du bien !!

Les soirées sur Chacha sont démentielles. On a vraiment passé du bon temps.

Retour sur Pékin vendredi soir. Arrivée à 1h du matin. On a perdu 15 degrés.

L’hiver commence à Pékin. Les rues sont désertes, vides. Ca fait bizarre.