Archive for the ‘Non classé’ Category

Suite

Je me pose enfin un peu !!

Une suite pour mon blog

un prochain article sur l’hiver arrivera

Excusez moi pour mon retard, j’ai eu d’une part un mois très très chargé, une démotivation à continuer ce site du fait de la non possibilité de publier les photos

Dans le mode *in china everything is possible*

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Dans l’ordre, il y a tout d’abord eu une invitation pour aller à l’Open China, voir des matchs de grands joueurs internationaux. Premier match féminin France (bartoli) / Pologne. Stade à moitité vide, très peu d’ambiance. La française  a lamentablement perdue . Deuxième match, un double féminin  : Chine / Russie, c’était vraiment la folie ! Dès que les chinoises touchaient la balle, tout le stade n’en pouvait plus.

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Proposition de devenir prof de français, à la sortie de l’université. Je saute sur l’occasion, au nom de l’expérience interculturelle. J’ai eu une super conversation du style  » – je parle bien français mais je n’ai aucune expérience dans le domaine

- 没问题 ! (pas de problème), vous êtes jeunes, les personnes sans expérience sont souvent meilleures que les autres. Vous pouvez commencer demain ? »

La dessus la madame me tend une liste d’étudiants (32 !!) en chinois. Je lui réponds gentiment que ça ne m’avance pas des masses, les noms étant écrits en caractères chinois. La dessus elle me réponds, appelez les par leur numéro, ils les connaissent très bien.

J’ai bien entendu accepté. Je me retrouve donc professeur de français, prof d’oral, 2h par semaine dans l’université des relations internationales de Pékin. J’ai 32 étudiants très très chinois apprenant le français depuis 3 semaines et avec un niveau d’anglais très faible.  J’ai carte blanche, pas d’objectifs pédagogiques, pas de supports textuels ou autre. Ils ont mon âge.

Premier cours : tentative de voir leur niveau par des jeux de présentation. Il se trouve que les chinois ont l’air très très scolaire. Silence lorsque je parle, ils répètent tout ce que je dis (ce qui est TRES déstabilisant), ils rotent en pleins cours, ils ne participent pas. Je leur demande ce qu’ils connaissent de la France : Paris (même pas la tour Eiffel !!) , Marseille, Sarkozy, un truc long qui se mange, Hélène et les garçons, Alizé, Sophie Marceau, Descartes. Ca promet !!

Deuxième cours : tentative de leur apprendre une chanson en français (j’omets volontairement de vous préciser laquelle  :p)  tentative de leur faire faire quelques jeux. Echec.

Troisième cours : apprentissage de vocabulaire sur la nourriture (je reste la même) par l’image, jeu pour vérifier qu’ils ont bien saisi le sens de chaque mot nouveau, apprentissage de chanson en rapport avec les vocabulaire fraîchement appris.

Expérience néanmoins très interessante, me trouvant plongée dans « la vraie chine ». Pendant les pauses j’arrive à avoir des échanges avec eux plus intéressants, les chinois venant spontanément me parler. C’est d’ailleurs très étrange la grande différence entre la période formelle et informelle. Autre chose à noter,  je pense comme d’habitude être celle qui attends le plus la pause. Celle ci étant très minutée, à 47, « bon on va faire une petite pause maitenant ». Aucune réaction. Tentative en anglais « let’s do the break now ». Petite réaction mais toujours rien. En chinois 休息吧 toujours rien. A 50, les étudiants commencent enfin à se lever et à discuter. Ah ouais !!

Je vais en profiter pour vous raconter un peu l’organisation de mes cours à la BLCU (beijing langage and culture university)

J’ai cours tous les matins de 8h30 à 12h30 : 2 cours différents de 2 fois 50 minutes. Ce qui donne au total par semaine : 8h de cours d’apprentissage de nouveaux caractères et de grammaire ( une vingtaine par jour) avec dictée quotidienne. Ensuite 4h d’expression orale avec des mises en situation, lecture de dialogue, 2h de compréhension orale ( soporifique au possible), 2h de lecture, 2h de prononciation (lecture de poème en pin yin et apprentissage de chansons), 2h d’exercices, formation de phrases. A cela s’ajoute 2h de kungfu ou plutôt de taijiquan (les préalable de taiji étant indispensable pour le kungfu) et 2h de calligraphie où je suis la seule étudiante européenne.

La BLCU est un gros campus de 5000 étudiants étrangers étudiant le chinois et de 3 000 chinois apprenant des langues étrangères. La vie sur le campus est très agréable, il y a tout, on a vraiment nos petites habitudes la-bas. Les rencontres sont quotidiennes.

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Premières neiges sur Pékin

La semaine dernière, premières neiges. Impressionnant pour un 1er novembre sachant que nos étions en tee-shirt toute la journée de la veille. Réveil le 1er novembre, Pékin est blanc. Il a du tomber une dizaine de cm dans la nuit. Waww !!! mélange d’excitation et de crainte de ce que sera l’hiver s’il fait déjà du 0° début novembre. Les chauffages ne se mettent en marche qu’à la date symbolique du 15 novembre et les fenêtres ne sont que moyennement isolantes.

Les arbres et la nature ayant encore des couleurs d’automne et par un curieux miracle, le lendemain il refaisait une dizaine de degrès et un ciel magnifique. J’en ai profité pour faire de la photo qui rendent super bien !! En attendant de pouvoir vous les faire partager (sorry).

Bon alors pour la petite histoire, mon coloc m’a rendue attentive sur le fait que normalement il ne pleut JAMAIS à Pékin, ce qui pose d’ailleurs de gros problèmes de sécheresse (ils sont entrain d’étudier des pistes pour détourner un fleuve). Eh oui on est entouré de déserts ici !

Il s’agissait en fait de neiges provoquées par les autorités chinoises à l’aide de coup de je ne sais quelle matière chimique dans les nuages.

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premier rhume et 中药

Comme je vous l’ai déjà dit, il fait chaud un jour et le lendemain il fait super froid ou parfois il fait chaud avec un vent glacial. A la maison, on a pas de chauffage et tout est mal isolé, ce qui est très propice au 我不舒服 (= je ne me sens pas très bien). Heureusement, ici la phytothérapie est très développée et avec une tisane magique (vendue en pharmacie !) , on oublie tout !! Les tisanes font tomber la fièvre, les tisanes font cesser de cracher nos poumons, stoppent le rhume.

J’étais encore cette après midi chez ma petite marchande de thé. Je ne me rappelle plus si je vous ai raconté une cérémonie du thé. On rentre dans son tout petit magasin caverne d’ali baba du thé et on dit plus ou moins ce qu’on recherche et là c’est parti pour une heure de dégustation de différents thés à différents niveaux d’infusion.  Aujourd’hui le thème était « soigner le rhume ». Je vous dirais si ca marche. –> Eh oui!!!

Il faut savoir qu’il doit exister autant de sortes de thé qu’il existe de sorte de vin en France. Chaque thé à une durée de maturation différente ce qui lui donne son goût. Il y a aussi de nombreux thé combinés à des infusions de fleurs ou de racines. Le thé possède de nombreuses vertues et, un peu comme le vin qui se marie avec des aliments, chaque sorte de thé à son moment de dégustation dans la journée, son utilité ou son mariage avec des aliments, voir son utilisation dans la cuisine.

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Premier véritable plongeon dans la vie nocturne chinoise

Ca a commencé par un concert de rock chinois. Une proposition comme ça. Le son était épouvantable mais l’expérience valait le coup ! Environ 5 000 personnes réunies dans une usine désaffectée, sorte de hangar quoi. Les plus grands artistes chinois de la scène rock, une pause musique traditionnelle chinoise en plein milieu. Un public quasiment exclusivement chinois. Les chinois sortent aussi le soir ?!?! Déjà à noter, premier festival où personne n’est bourré, (eh oui ! ça change de la France), aucune organisation ni indication. Il faut vraiment savoir qu’il se passe quelque chose pour trouver l’endroit.

Rencontre de l’un ou l’autre vraiment fun.

Rencontres au blabla (Le bar magique de l’université) d’autres, tout aussi super qui nous emmènent dans les endroits les plus fous de la capitale . Du bonheur !!

Ca y’est au bout de 2 mois, je commence enfin à me faire de vrais amis chinois, qui sortent, qui ont une vie, qui sont fun, qui sont super. En même temps, peut-être que c’était effectivement le temps à attendre pour maîtriser la langue et être capable d’avoir des discussions en chinois. Heureusement le langage gestuel est magique

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Mode découverte :

Journée passée dans un village de la dynastie des Qings à proximité de Pékin (ou plutot, journée passée dans les transports pour y arriver). Le village est à 80 km de pékin, 4h pour y aller, 4h pour rentrer, bataille pour arriver et surtout pour rentrer mais ça valait largement le coup (toujours dans l’attente de pouvoir publier des photos)

Visite hebdomadaire de quartiers pékinois : prise d’un métro au piff, et balade dans la ville.

Hutongs, Tian An Men, Sanlitun, quartier de la calligraphie, balade sans but, marché des antiquités …

Des IEPiennes en année d’échange à Shanghai ont passé 5 jours à Pékin. Un grand moment de retrouvailles :)

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découverte du KTV

J’insiste sur le terme KTV et non karaoké car ça n’a absolument rien à voir ! La traduction par karaoké serait erronée parce qu’il s’agit en fait de petit salons privés où l’on va avec ses amis et où l’on chante . Mais comme on fait ca entre amis et pas devant pleins d’inconnus, no complexe and a lot of fun. Rassurez vous je chante toujours aussi mal

 

Vacances et fête de la lune

Merci à tous pour vos messages ! N’ayant à nouveau plus accès à mon blog (ni à facebook ni à aucun blog), je suis à la recherche de nouveaux moyens pour pouvoir communiquer. Pour l’instant le moyen privilégié est la publication à distance via mail.Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas.

Voici un petit compte rendu de ces dernières semaines, riches en aventures. Eh oui encore ! je ne m’arrête pas…

L’avant 1er octobre

Une des principale caractéristique de cette période : une présence policière et militaire imposante, limite oppressante. On a parlé de plus de 100 000 forces de l’ordre présentes à Pékin (soit plus que pendant les JO). Une sorte de tension s’est fait sentir avec des contrôles partout, même à l’entrée de l’université : impossible de rentrer sur le campus sans sa carte d’étudiant …

J’ai eu la visite de Lotte (ma première visite !) , une ancienne erasmus allemande de Lyon qui finissait un trip en vélo, sur les routes de la Chine depuis 3 mois. Elle finissait son incroyable périple par Pékin.

Nous avons visité une partie du quartier « Art » de Pékin ensemble, quartier super « branché » et assez sympa même si je me sens toute frustrée à l’idée de ne pas décoder un dizième de l’art asiatique. Une ancienne zone industrielle desafectée et transformée en ateliers d’artistes

Pékin est pas mal divisé par quartiers : à l’extrème est le quartier des arts,à l’est, le quartier des ambassades et le quartier business, nord ouest les universités, vers le centre le centre « historique », la culture au sud, au nord les installations sportives…

Le premier octobre.

Une première chose à noter : ce jeudi 1er octobre le temps était d’une clarté incroyable et inhabituelle. Je tiens à préciser que les deux jours précédents, il nous a été impossible de voir à 40m à cause d’une sorte de brouillard.

En tant que bons étudiants qui se respectent, nous avions décidés de fêter les vacances mercredi soir. Pas de chance, les autorités ont fermé une bonne partie de Sanlitun ( LE quartier des bars mais aussi un peu des affaires donc grands immeubles par peur de je ne sais trop quoi). Ils ont fermé Sanlitun !!  (j’ai eu une petite pensée pour strasbunker  à ce moment là).

Toujours est-il que pendant toute la nuit, il faisait hyper humide mais ce n’était pas vraiment de la pluie. A vrai dire, je ne veux PAS savoir ce que c’était… Nous sommes rentrés vers les 5h du matin et les enfants de l’école primaire d’à coté étaient déjà en train répéter dans la cour, sorte de répétition finale avec tous les parents qui attendaient dehors. Nous avons eu le droit à l’hymne national à fond les ballons. Pas cool quand on veut dormir.

Toujours est-il que jeudi, après avoir hésité à rester dans mon lit douillet, j’ai pris un brunch devant la télé pour voir le défilé. Eh oui, il nous était IMPOSSIBLE de nous approcher de la place Tian An Men et les rues étaient vides. Chose incroyable ici. Ca leur donnait même une allure glauque : des grandes rues sales et vides, tout le monde étant devant son petit écran. A vrai dire, je ne suis pas restée bien longtemps devant la télé à tel point la vue de ce défilé m’horrifiait.

Je reviens à la chose la plus frappante : il faisait un temps mais alors un temps comme on aurait jamais pu imaginer ici à Pékin. Une lumière de fou, un soleil qui chauffait vraiment et puis une clarté exceptionnelle. Nous avons même découvert de nouvelles montagnes à l’horizon tellement la vue était dégagée. Démentiel. ! EN chine TOUT est VRAIMENT possible.

Ils avaient prévu du beau temps. On l’a eu !

Le 1er octobre au soir : départ pour Nanjing ! Nous avons pu voir le début des feux d’artifice de la gare.  Puis, direction le train qui avait l’air d’avoir des couchettes très confortables. Pas de chance, nos places étaient dans l’unique wagon aux sièges mous. Qu’importe, vu la condition d’obtention des billets !

Arrivée à 5h à Nanjing

Nanjing

Balade dans un parc près du lac pour assister au lever du soleil. Première constatation : les habitants de Nankin sont beaucoup plus petits que ceux de Pékin.

Rencontre avec une chinoise qui voulait parler anglais. Elle nous a épluché une pomme à la manière chinoise puis … une fois épluché l’a rincé dans l’eau du lac … Soit !

Scènes de danses matinales, taichi près de ce lac. Arrivée à l’auberge de jeunesse où l’on a posé nos affaires puis direction le Palais Présidentiel, le Palais de SunYat Sen, mélange de style occidental et chinois. P1050239

Très bizarre. Nous avons également visité un petit temple avec son jardin et son musée qui retrace une partie de l’histoire de Nankin au XIXe siècle.

Claire et Michael sont rentrés faire la sieste et négocier la chambre d’hôtel (place en dortoirs plus disponible donc … chambre privée pour le même prix, normal !).

J’en ai profité pour me balader seule dans la ville. Expérience très riche qui m’a vraiment donné envie de voyager seule. Je me suis bien b

P1050250aladée, j’ai franchi pas mal de portes ouvertes et j’ai rencontré pas mal de chinois.

C’est fou comme on se sent d’un coup beaucoup plus ouvert et réceptif à l’autre. J’ai retrouvé le Nankin des découvertes.

Nankin qui est une ville de 6 millions d’habitants, ancienne capitale du sud, la plus ancienne des villes du sud

Rendez vous devant un temple bouddhiste avec mes deux compagnons de voyage et Yunlu, ma correspondante chinoise chez qui j’avais été il y a deux ans. Ayant un peu d’avance j’en ai profité pour discuter avec des gens devant le temple … en chinois !! Ca fait plaisir !!

Balade dans la ville tous ensemble, fondue chinoise, puis retour à l’auberge. Découverte de la vie nocturne nankinaise

Visite du musée du massacre de Nankin (1937, ce qui vaut des bonnes relations avec les japonais ;p). « We didn’t fight, they kill us ». Musée assez particulier d’ailleurs mêlant le pathétique au nationalisme à une sorte d’appel au pacifisme mais bien masqué ! Il convient de rappeler que les japonais n’ont toujours pas reconnu ce massacre qui a fait entre 100 et 300 000 morts et qui a été la scène de nombreuses atrocités.

Puis visite d’un temple et préparation pour la fête du soir.

La fête de la lune

Nous étions invites chez les parents de Yunlu. Nous avons apporté des fruits avec des bonbons de Pékin et des fleurs blanches, comme il est de coutume d’apporter dans les familles chinoises. Nous nous sommes fait accueillir à bras ouverts avec un apéritif aux grenades et au raisin. Yunlu, ma correspondante m’a initié à QQ, sorte de messagerie instantanée sur téléphone portable dont tous les chinois sont accros. Puis nous sommes passés à table. Comme d’habitude dans les grands repas chinois, la table était remplie de mets : viandes, légumes, pousses de bambous, vulve de fleur de lotus, spécialité de Nankin mais aussi du Sichuan (version épicée), plantes a vertues médicinales. Un repas énorme, super bon avec une bonne quinzaine de plats.

Ensuite, nous avons eu une petite démonstration de Taichi faite par le grand père de yunlu et par Yunlu et nous leur avons montré les quelques mouvements que nous avions appris.

La communication est restée très difficile. Ils sont tous adorables. La grand-mère de Yunlu nous a expliqué ses recettes et comment cuisiner chaque aliment. Toute la famille a essayé de nous permettre de partager quelque chose de leur culture. Mais il nous a été extrêmement difficile de les comprendre. C’est méga frustrant.

Nous sommes ensuite sortis tous ensemble admirer la lune à qui cette fête est dédiée.

The « mid automn festival » ou “fête de la lune” est la célébration du moment de l’année où la lune est la plus brillante. Elle a lieu en général fin septembre / début octobre et célèbre le début des moissons. C’est bien entendu un jour de pleine lune. Il est d’usage de passer cette fête en famille (deuxième fête en terme d’importance, après le nouvel an chinois). Ceci explique les difficultés que” nous avons rencontrées pour voyager à cette période là. En fait, les chinois bénéficient de 2 fois 1 semaine de vacances, uniquement à ces deux périodes de l’année et elles rythment le calendrier chinois. A cette occasion, on mange des yuebien, sorte de gâteaux à je ne sais pas quoi mais supers bons !

Le lendemain, départ à 6h direction … Huangshan !

Tunxi ( Huangshan city)

Arrivée vers les 14h 0 Tunxi, nous prenons la direction de l’auberge de jeunesse où une drôle de surprise nous attend : l’établissement à changé de propriétaire très récemment et n’appartient plus du tout à la chaîne des auberges de jeunesse.

Les prix sont 3 fois plus élevés et les chambres d’un standard tout à fait autre que celui imaginé. N’ayant autre solution que de négocier, nous voila partis pour 2H de discussion plus ou moins fructueuse pour tenter d’avoir des chambres à un prix raisonnable. Evidemment personne ne parle anglais. Période oblige, pas moyen de trouver des chambres à prix abordable ailleurs. Toutes les techniques de communication ont été employées : orales, écrites, coups de téléphone à des chinois parlant anglais pour faire l’intermédiaire, google traduction, appel d’étrangers qui passent dans la rue. Impossible de savoir pour nous si le patron de l’hôtel nous bluffe et cherche à nous arnaquer ou alors si ce qu’il dit est vraiment vrai et que l’erreur vient du site sur lequel nous avons réservé l’hôtel. Le propriétaire nous offre quand même à boire et à manger, ce qui n’est pas de refus (ventre vide, crevé, désemparé )

Au bout donc de 2 bonnes heures de discussion, et de nombreux arguments avancés, nous réussissons à avoir une très belle chambre pour la modique somme de 4 euros la nuit. Ouf !

Une fois posés et rassasiés, nous commençons la visite de Huangshan. Petite ville charmante (rien que par sa taille) et pas mal authentique. On tombe sur des gens qui font des sortes de feux d’artifices en pleine rue. Intrigués, on s’arrête pour demander ce que c’est. “C’est une tradition pour un mariage” nous répondent ils. Nous regardons la petite cérémonie puis continuons notre chemin. Et c’est là qu’un des chinois nous cours après et … nous propose d’assister au mariage de sa soeur.

Super !

On saute sur l’occasion et on monte dans une voiture (avec pleins de froufrou) pour une destination inconnue. Nous sommes juste un peu génés d’être habillés comme des pouilleux.  Nous arrivons dans un endroit super classe. Plein d’invités sont déjà présents dans une salle énorme. Nous prenons place à une table avec des jeunes,mais ceux-ci ne parlent que très peu l’anglais. Nous utilisons nos quelques mots de vocabulaire de présentation et réussissons plus ou moins à établir un semblant de communication. Le repas est impressionnant : pattes de tortues, pattes de canard, morceaux de poulet. Ca c’est pour les trucs bizarres, sinon tout est très bon. Un vin presque bon également (j’entends par bon, plutôt buvable, on se comprend, on reste en chine)

Beaucoup d’attention pour nous, les pouilleux qui squattons un mariage d’inconnus. Beaucoup de chinois nous demandent nos téléphone, numéro QQ.

En chine, il est de tradition de lancer des sortes de confettis sur les mariés puis ils passent à toutes les tables, trinquer avec tous les convives. Je vous épargne l’état du marié à la fin de la soirée, complètement bourré, (il ne tenait plus debout). On avait honte pour lui. La mariée ne semblait pas super à l’aise.

Puis retour à l’hôtel pour une tentative de réservation de billets de train pour le voyage de retour. Promesse du gars de l’agence de faire de son mieux. Réponse le lendemain. En même temps, nous organisons le transport pour la montagne du lendemain matin. Départ à 6h, décidément, cela semble être le rythme ici. Nous nous renseignons sur les possibilités de dormir au sommet pour admirer le lever de soleil qui est paraît–il est magique. Le prix des nuits à l’hôtel ou dans des tentes étant très cher pour la Chine, nous dormirons de dormir à la belle.

L’ascension

Départ à 6h du matin, nous rencontrons 3 canadiens avec qui nous allons passer la journée. Arrivée à la montagne. Première surprise : le prix à payer pour pouvoir entrer dans l’espèce d’espace naturel. 230 Yuans ! Eh oui en Chine, tout est payant   : même la montagne ! Première ascension.

Beaucoup de marches. Chacun y va à son rythme. Arrivée à un premier sommet : deux possibilités : le boring way et l’amazing way. Devinez ce qu’on a choisi  ? Et nous revoilà parti pour une belle ascension avec toujours des marches qui s’apparentent plutôt même à des murs d’escalade. Nous arrivons au sommet où nous découvrons des paysages incroyables. Un sommet tout sauf calme. Une foule nous attend en haut ainsi que de multiples stands où il nous est possible d’acheter une médaille (bleu blanc rouge d’ailleurs) avec notre nom gravé dessus (eh oui au doux bruit du vent et des bruissements de feuilles s’ajoutent le charmant bruit du graveur de nom). Reste le paysage mais pas un endroit où s’asseoir et en profiter tellement il y a de monde.

Pour précision, 黄山 , massif des montagnes jaunes est connue pour sa beauté, qui repose sur la forme des pics de granites sur celle tourmentée des conifères, et sur les nuages qui entourent fréquemment le massif. Cette montagne mythique change sans cesse de visage au gré des vents et des bruines… désespérant parfois les artistes qui désirent en fixer la beauté. La région abrite également des sources d’eau chaude, et des sources minérales qui alimentent des piscines naturelles. Ces montagnes sont un sujet privilégié pour la peinture et la littérature chinoises traditionnelles (merci wikipédia)

Descente sur l’autre versant,où nous rejoignons une nouvelle floppée de chinois au niveau de l’arrivée du téléphérique. Notre chemin avec les canadiens se sépare près d’un arbre ayant inspiré de nombreux peintres chinois.

Sieste dans un endroit plus ou moins calme dans un décor de rêve, puis reprise de la route pour atteindre un autre sommet, et trouver l’endroit idéal pour passer la nuit. Versant ouest pour le coucher de soleil. La nuit tombe vers 18h, rapide virement vers le versant est en prevision du lendemain matin. Installation plus ou moins nocturne au sommet de la montagne (point de vue magnifique). Installation. Il est 18h30. Il fait déjà très froid et nuit noire, nous sommes tous dans nos sacs de couchage, emmitouflés. La lune est là, elle éclaire la montagne.

Pseudo endormissement / réveil / endormissement / réveil  jusqu’à 4h du matin où déjà une masse de chinois commencent à affluer pour admirer le lever de soleil.

Arggg

Je pense qu’à ce moment là, si j’avais connu quelques insultes en chinois, je ne me serais pas privé. Entre les lampes torches braquées dans la figure, les « mais elle dort ?! », les chinois qui s’assayent sur moi, qui me poussent, me donnent des coups. Grrrrr. Comment bien commencer la journée ! Heureusement le spectacle est là. Le soleil qui s’est un peu trop fait attendre arrive et éclaire les montagnes d’une lumière orange dans la brume matinale.

Un délice.

6h du matin, il fait totalement jour, nous n’avons rien d’autre à faire que de recommencer à marcher. Balade dans les canyons, ça descend beaucoup, puis ça remonte.

Arrivée au haut de la montagne: deux choix possibles : le téléphérique ou nos pieds. Inutile de préciser quelle est l’option choisie. Nous voila donc embarqués pour 8 kms de descente, 2h30 sur des marches plus ou moins irrégulières. On croise beaucoup de porteurs qui ravitaillent  les grands hôtels du sommet. La descente est rude. La montée semble l’être encore plus.

Sur le chemin, on croise des singes, une rivière très avenante dans laquelle nos pieds ont apprécier y faire trempette. Le chemin prend fin dans une très belle forêt de bamboux. ( mais où sont les pandas ?!)

A l’arrivée de la balade, on se perd en sortant de la carte (comme d’hab quoi ) . On se retrouve sur un parking. On aurait «trop marché». Pas l’ombre d’un moyen de locomotion allant quelque part. Un cercle se forme très rapidement autour de nous, nous proposant des faux taxis pour des prix qui ne paraissent pas raisonnables. On ne sait pas où aller. On ne sait pas comment rentrer (on loge à plus de 120 km de là). On essaye de s’adresser à la seule personne en uniforme qui nous indique de retourner en arrière prendre un bus. On y va. Rien. On ne comprends rien. Il est 17h. On est épuisés, on est en route depuis 6h du matin. On a envie de rentrer. On a peur de rater le dernier bus.

Soudain, sortant de nul part, une fille arrive, parlant couramment anglais, prétextant un semblant de mal de pied se propose de faire la route avec nous. On embarque ainsi dans un faux taxi, à 6 devant les yeux d’un policier. Bizarre. On arrive à une gare de bus. Un bus semble nous y attendre à un prix 3 fois supérieur à celui annoncé. Bizarre. On ne fait pas confiance. On s’engueule avec la nana qui, elle prend ce bus. Le dernier. Nous rentrerons donc en taxi à l’hôtel sans trop comprendre ce qui nous est arrivé.

Arrivée à Tunxi, on se rend directement à l’agence, espérant trouver nos billets de trains qui nous attendent. Que nenni ! Il ne reste vraiment plus de billets pour des lignes directes. Uniquement des places DEBOUT avec 19h de trajet pour les trains les plus rapides.

Argg !

Heureusement, la chine étant ce qu’elle est, nous réussissons à réserver un billet d’avion au départ de Hangzhou pour seulement 30 euros de plus que les billets de train pour dans 2 jours ! Non seulement, nous  gagnons 2 jours de vacances dans une ville touristique et où il fait bon y vivre mais en plus on s’épargne les 19h de trajet en train et debout. D’autant plus que le trajet en avion ne dure que 2h30.

Nous ressortons de l’agence et retombons sur les canadiens qui habitent Hangzhou et qui nous invitent tout naturellement à passer les deux prochains jours chez eux. Normal

Hangzhou

Départ donc le lendemain matin après une nuit BIEN méritée pour Hangzhou ou plutot chacha, sa banlieue universitaire.

Hangzhou est une ville de 6 millions d’habitants bordée par un grand lac qui lui donne un charme particulier. C’est une ville chinoise moderne donc rien de bien différent des autres villes à l’exception près de l’ambiance méga calme et sereine au bord de ce lac.  On a fait le tour du lac à vélo. Ca nous a prit 3h. Je crois que c’est la première fois en Chine que, posé au bord de ce lac, j’ai pu un peu faire le vide en moi, réfléchir, me poser un peu à écouter le VRAI bruit du silence ou de la nature (et pas les faux criquets cachés dans les arbres ou les cailloux qui font de la musique. Ca fait du bien !!

Les soirées sur Chacha sont démentielles. On a vraiment passé du bon temps.

Retour sur Pékin vendredi soir. Arrivée à 1h du matin. On a perdu 15 degrés.

L’hiver commence à Pékin. Les rues sont désertes, vides. Ca fait bizarre.

 

Bonjour à tous

D’avance je m’excuse si je ne peux pas publier de nouveaux articles en ce moment .

Je rencontre de gros problèmes de connexion et n’arrive pas à me connecter à mon blog.

La situation devrait s’améliorer d’ici la fin de la semaine prochaine. Mais comme j’enchaine sur des vacances TANT méritées, je vous dit donc sûrement au 10-11 octobre.

Je reste normalement toujours joignable par mail (pas par facebook)

Joana

 

Achat d’un billet de train

L’achat d’un billet de train, une action à priori anodine, courante, rentrant dans la vie de tous les jours.

PAS EN CHINE.

En quoi le simple achat d’un billet de train revêt-il d’une aventure à part entière et met en valeur plusieurs composantes de la société chinoise ?

Il faut savoir qu’en Chine, il est impossible d’acheter les billets à plus de 10 jours à l’avance. Pour chaque grande destination, une heure est fixée, premiers arrivés, premiers servis. Impossibilité de réserver différemment. Au fond ce système n’est pas complétement stupide.

Sauf que, un autre préalable : En chine, la majorité des chinois n’ont que DEUX semaines de vacances (voir même deux fois quelques jours) , pendant les fêtes. Il y a la fête de nouvel an et la fête de la lune. Il faut savoir que nous avons décidé de partir le 1er octobre au soir, jour de l’anniversaire de la RPC, jour férié. La fête de la lune tombe samedi et du coup pas mal de chinois profitent des 5 jours pour rentrer passer les fêtes dans la famille. Jusque là, normal. Sauf que n’oublions pas qu’il y a 1,3 milliards de chinois. Et que potentiellement beaucoup d’entre eux prévoient de voyager dans ce laps de temps.

Donc, nous avons rapidement réservé des hôtels à Nankin et dans les montagnes jaunes (Huanshan), avons sans doute prit les derniers lits dans des dortoirs. Voyage plus ou moins ficelé, restait plus que l’opération « réussir à acheter les billets de train ».

Pour cela, le guichet ouvrant à 19h, nous sommes depuis 17h en train d’attendre devant le bureau et sommes, on va dire les quinzièmes de la file, c’est à dire dans les 5 premiers mètres d’une queue qui n’en fini plus. 2h30 d’attente interminable mais une certaine joussance sadique à voir TOUT ces gens derrière nous. Arrivée à 19h25 au guichet. Je prononce fièrement un 你好,我们要去南京  (bonjour, nous aimerions aller à Nanjing) , auquel je m’entends répondre un : 没有 (y’en a plus). Abasourdi, on cherche des gens dans la file parlant l’anglais. Personne. On attends. Au bout d’une dizaine de minutes, on trouve enfin quelqu’un qui redemande pour nous. La réponse n’a pas changé. Ce n’est pas un racisme de base. Il nous a bien compris.

Arggg ! il faut dire qu’il y a 11 trains par jour pour Nankin depuis Pékin ! Hallucinant ! FOu ! En l’espace de 20 minutes tout est parti. Le seul train allant dans cette direction étant un train pour Shanghai, 24 heures de trajet (et après demerde toi pour atteindre Nankin ). Incompréhension totale. C’est fou ! C’est incroyable ! C’est pas possible ! Pas en 20 minutes !

Dans la soirée, gros brainstorming pour trouver une solution. A été évoqué : avion, train à tout prix (voyage debout, sous la banquette, rachat de fake tickets), road trip (mais ayant plus de 1300 bornes, gros doute d’arrriver jusqu’à la destination finale), changement de destination pour la Malaisie, les Philipines, Taiwan, la Corée, enlèvement de petits chinois ayant des places…

Moral à zéro. On nous a volé nos vacances. Hôtels réservés pour rien. Qu’allons nous faire ? Qu’allons nous devenir ?

J’essaye d’informer nos amis chinois qui nous racontent tous des histoires similaires. « oui on sait c’est tous les ans pareil, beaucoup de gens voyagent pendant cette période ». La règle d’or : attendre, attendre, attendre, attendre, attendre, avoir de la chance, attendre, attendre … Ou … connaître les bonnes personnes !

Ce matin, je recois un message de ma correspondante de Nankin chez qui nous sommes censé passer les fêtes : « j’ai un ami qui peut vous trouver des places, je vais le contacter ». Une heure plus tard, je reçois un message « j’ai vos billets, vous venez les chercher quand ? « .  On a (presque) le train qu’on voulait, à un prix 2 fois inférieur. 3 amis à lui se seraient désistés. Il travaille pour le gouvernement.

谢谢你 ! (merci !)

北京欢迎你 !!

3 chinois ne pourront peut être pas retrouver leur famille cette année :)

Donc au programme :

1er octobre : à Pékin pour admirer la mascarade. Plusieurs plans : échasses, épaules. Ca va être quelque chose de gigantesquisssme ! les 60 ans de la RPC, (6 est le chiffre magique du bonheur, de la chance, du pouvoir …)

2-3 : Nankin pour la fête de la lune dans la famille de ma correspondante

3-4-5-6 : Vacances dans les montagnes jaunes (Huangshan)

7-8 : Retour sur Pékin : 22 heures de train

 

La routine s’installe tout doucement, la phase « découvertes » se tassant peu à peu. Je vais donc essayer de faire tourner mes prochains articles plus sur la société chinoise et sur les grandes différences culturelles. Je mettrai ça soit  dans la rubrique « à la chinoise » soit dans « la chine de A à Z ».

Rapide apercu de la semaine :

- (re)découverte du shopping à la chinoise : règle numéro 1 la patience (il faut compter une vingtaine de minutes par article). Les vendeurs sont prêt à TOUT pour vendre leurs marchandises. Pas toujours facile de garder la tête froide. Naissent pas mal de phrases cultes. Ca vaudrait vraiment le coup d’enregistrer certaines négociations. Tous les arguments sont bons et ca sera celui qui arrivera à sortir le plus de conneries et à les soutenir le mieux qui gagnera le bras de fer. J’aime ça !

Semaine plutôt « banale ». Routine mise en marche. Inquiétude quand à la capacité à trouver des gens bien, une grosse claque, un petit choc culturel.

Hier, dans ma phase ca y’est c’est le week-end = découverte, j’ai enfourché mon vélo pour faire un petit tour en solitaire. Solitude qui a duré le temps de 2 feux, quand un chinois m’a demandé si on pouvait rouler ensemble, celui-ci ayant envie de faire progresser son anglais. Il m’a emmené aux installations olympiques et j’ai eu l’occasion d’avoir une discussion très riche avec lui sur les différences culturelles, sur la politique, les traditions chinoises. J’attends avec impatience d’autres tour à vélo comme ça ou des aprèm à visiter des temples / la cité interdite !! Détail de la discussion plus tard.

Cette aprèm, je suis allé avec mon coloc, à la découverte de lieux calmes à deux pas de la maison. Que du bonheur ! Des espaces avec de la pelouse !!!! et…

- Ballade dans les Hutongs, découverte de la « vraie » chine à 15 minutes de chez moi. De là est née l’idée d’aller essayer de rentrer en contact avec les enfants qui y vivent, soit par le jeu, soit par l’apprentissage de l’anglais. A voir !

- Ballade dans l’université de Tsinghua, la meilleure de toute la Chine pour ce qui concerne le  sport et les sciences. Campus immense (33 000 étudiants), ancienne résidence d’empereur. En fait tout le quartier, si on peut appeler ca comme ça faisait parti du fameux palais d’été, détruit par les français et les anglais fin du XIXe. Découverte d’espaces vert et de coins tranquilles juste à coté de la maison. Super !

- Cérémonie du thé.

 

La première semaine

Une petite mise à jour rapidos.

J’ai donc fini par changer de niveau en chinois : je ne comprenais vraiment rien de rien à l’autre cours et donc l’intérêt en étant très limité. Il m’aurait fallu reprendre certaines bases + du vocabulaire de base (genre les plats à commander au restau = essentiel). Ce qui aurait été chaud à coupler avec les 30 nouveaux mots par jour + textes à recopier + phrases à rédiger + exercices à faire. Oui, j’aurais sûrement progressé en flèche mais la quantité de travail à mettre dans la balance était telle que j’ai préféré opter pour l’autre solution.

On a plusieurs types de cours : le principal, 8h par semaine : on apprend du vocabulaire nouveau, on répète beaucoup à l’oral, on fait des dictées de pinyin et caractères, on fait des lignes de caractères pour apprendre à les écrire. Un cours de 4h où on fait que de la prononciation, des tons, 2 heures de compréhension orale, 2 heures de lecture, 10 minutes avec un prof individuel où on parle, 2 heures où on fait de la grammaire + apprentissage de caractères. Pour l’instant ça va, car rien n’est trop nouveau mais ça va super vite !! Et c’est un peu abrutissant de répéter que des sons, mais ça n’ira qu’en s’améliorant.

J’en suis donc à réviser mes tons et ma prononciation, ce qui me fait le plus grand bien. Si le vocabulaire qu’on apprend en cours n’est pas des plus intéressants, le rythme est tellement rapide que je pense honnêtement qu’en 2-3 semaines, j’apprendrais de nouveau des trucs, ce qui me permet de prendre doucement un rythme et surtout de retravailler mes bases. En plus j’essaye de parler un peu chinois avec mes colocs. D’ailleurs lundi, je vais peut-être aller au mariage d’un copain de Cherry, ma coloc.

Ma nouvelle classe est super ! Beaucoup plus mixte dans le sens ou les gens viennent de vraiment partout dans le monde (et pas que d’Asie). Les pays représentés sont : Vietnam, Thaïlande, Mongolie, Soudan, Afrique du sud, Etats-Unis, Nicaragua, Cuba, France, Angleterre et Equateur, tout ça pour une petite vingtaine d’étudiants.On a déjà fait plusieurs soirées ensemble et certains d’entre eux semblent être de sacrés spécimens :-)

Les rencontres et l’intégration vont donc bon train, même s’il nous est encore difficile de nouer des vraies relations pour l’instant. Hier on a organisé une petite soirée, pré-crémaillère chez Claire, on était assez nombreux, c’était sympa mais aujourd’hui pas facile de rameuter du monde pour une aprèm balade dans Pékin. On ré-essayera demain pour la journée glande dans un espace vert + visite de temples. On passe de super bons moments avec certaines personnes et ça fait plaisir. On parle un peu toutes les langues. Pas encore trop le chinois, ce qui est bien dommage.

Jeudi aprèm, premier cours de Kungfu, juste génial ! En fait pour l’instant on a surtout appris des positions de Taichi et une prise de Kungfu mais vraiment, deux heures comme ça dans la semaine, c’est que du bonheur !

Vendredi aprèm, j’ai prêté ma voix pour de la reconnaissance vocale, expérience rigolote et pas mal payée.

On a failli se retrouver en Mongolie intérieure ce week-end mais trip vite interrompu car on est plus en possession de notre passeport, vu qu’on est entrain de demander le visa X (visa étudiant) donc chaud pour bouger !! Pourquoi pas le we prochain …

Sinon, ben, aujourd’hui, j’ai pris mon vélo et ai décidé de visiter un peu le quartier (eh oui ! le trajet maison-fac-bars ne font qu’une rue et demi). Bon y a des petites rues sympas, un peu traditionnelles mais surtout des grosses rues bien embouteillées. Je suis tombée totalement par hasard sur 家乐福 (jia le fu – se prononce « tia leu fou »= le foyer du bonheur et de la prospérité … ou alors Carrefour). Grosse déception sur le rayon fromage, tout tout petit et surtout du camembert qui a BIEN voyagé. Par contre moral refait au rayon petit dej (céréales, nutella) et assaisonnement (huile d’olive, vinaigre balsamiqe et herbes de Provence). En fait c’est juste un supermarché à la chinoise avec beaucoup de produits chinois et quelques produits d’importation.

Cette aprèm, on voulait aller à Tian’an’men et au temple de la pagode blanche, mais pour cause d’entrainements au 1er octobre, le quartier était bouclé. On s’est donc un peu perdu dans les Hutongs, que du bonheur.

Après quelques jours en début de semaine où il a fait très froid, retour de la chaleur et surtout … du ciel bleu !! On a eu quelques couchers de soleil extraordinaires et … des ciels étoilés !! (pour une ville de 18 millions d’habitants, c’est rare !!)

Photo 1 : ceci est une piste cyclable
Photo 2 : un aperçu de la circulation
Photo 3 : le métro, une heure de pointe
Photos 4-5-6 : des hutongs, quartiers traditionnels de pékin
Photos suivantes prises à Badashu (dimanche) : endroit dans la montagne où on peut trouver 8 temples.
Photo 10 : reflet du ciel dans l’eau
La photo 13 ne peut être comprise sans l’explication de la 12 :p
Photo 14 : ca c’est du moine !
Photo 16 : guess who it is : A. Obelix B. un schtrumpf  C. Panoramix malade D. Une divinité
Les quatres dernières photos : un peu à l’image du lieu où on était !! Je vous ai épargné les fausses fleurs en tissu en pleine montagne… La dernière photo est … un caillou datant « sûrement » de l’âge de glace … en cage !
Deux dernières  : coucher de soleil sur Wudaokou !
 

Premiers jours de cours

Lundi

Ce matin, réveil à 7h30, rendez vous à 8h15 devant le grand batiment de la BLCU pour aller en cours ensemble. Eh oui on est trois français à être dans la même classe, car on a fait les inscriptions en même temps. Après s’être vite fait trompés de classe (on été pas les seuls !) nous voilà installés face à Li Laoshi, professeur de on ne sait pas quoi,  sans doute vocabulaire. Le premier mot qu’il nous a appris est  H1N1. « on est tous amis », « si jamais l’un d’entre vous est malade, appelez moi immédiatement ». Il parlait bien sûr uniquement chinois mais il était assez facile à comprendre car il parle en faisant beaucoup de gestes et il est très expressif. Deux autres professeurs assis au fond de la classe se sont également présentés, ont sorti un speech. J’ai absolument RIEN compris, ni qui ils étaient ni ce qu’ils voulaient. On a commencé notre première leçon avec … une trentaine de mots nouveaux à apprendre pour demain (il faut que je m’y mette !). Cours de 2h, 10 minutes puis encore 30 minutes de pause, on se croirait presque à l’IEP !

On a ensuite eu un deuxième cours avec une madame qui semblait être une prof de grammaire mais alors elle, était beaucoup plus difficile à comprendre. Elle nous a fait feuilleter un bouquin, nous a sorti un remake du   »travail travail travail » sauf que c’était en chinois, personne ne comprenait rien et on acquiesait tous comme des petits cons :) .
D’un coup, elle a parlé de Singapour, de la semaine prochaine, de 16 pages d’exercices à faire/apprendre et soudain tout le monde s’est levé, le cours semblait être terminé. Il a duré 30 minutes. On a absolument RIEN compris de ce qu’il s’est passé.

La classe est composée de français, d’anglais, de suisse, de laotiens, de coréens, de thaïlandais, de  japonais, azerbaidjanais. Sauf que les asiatiques ne parlent PAS anglais. Dur pour la communication !

J’crois que j’ai pas d’autres solutions que de progresser en chinois !

En plein apprentissage des caractères, je me rends également compte de mes lacunes en anglais !! Eh oui, les mots nouveaux du bouquin sont traduits en … anglais. Un anglais précis et nuancé, comme je n’en ai pas l’habitude.  C’est bien,  je bosse les deux langues à la fois du coup ! C’est la que je remercie mon cher coloc australien avec qui je parle de plus en plus chinois d’ailleurs !!

Mardi

C’est ce qu’on appelle se prendre un gros choc culturel dans la figure. Pour le premier cours du matin, (le même que celui d’hier avec li laoshi), les asiatiques de la classe (à savoir tous sauf nous), les 3 français – les anglais ont changé  de classe et la fille qu’on avait pris pour suisse est en fait russe et à l’air plutôt d’avoir une mentalité asiatique, sont super au taquet. Dictée des caractères qu’on était censé apprendre pour aujourd’hui … catastrophique pour nous. Va vraiment falloir bosser ! On a 4 pages d’exercices à faire pour demain + recopier une leçon d’une page environ (euh interêt ?) + réapprendre les 30 caractères pour de vrai  (savoir les écrire, les reconnaître, les prononcer, leur signification !)?!

Deuxième cours, un oral. Lamentable ! Sur 1h30, j’ai dù comprendre environ 1 mot toutes les 3 phrases ! SI, j’ai compris qu’elle nous expliquait comment allait se dérouler l’examen, donc qu’elle disait des trucs importants. Mais impossible de comprendre le contenu de ces dires. Ca fait méga peur ! Pas de chance, on commence en plus directement à la leçon 31.

Les bouquins n’ont pas l’air trop compliqués mais je -on- rencontre vraiment des grands moments de solitude car on ne comprends absolument RIEN à ce qu’il se passe et que les asiatiques de notre classe, en plus d’avoir un bon niveau en chinois sont asiatiques et donc méga bosseurs !

On va voir cette aprèm pour changer de classe mais le problème est que, si on a bien compris, il n’y a que 3 niveaux : on est dans le 2 donc le 1 signifierait tout reprendre du début ce qui a mon goût n’a aucun sens. Argggggggg. Sur ce,  j’m'en vais reprendre mes caractères.

 

Chengde

« je n’sais pas où je vais … »

Départ  à 10h45 de la maison, métro jusqu’à la gare ; deux changements.

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On rempli nos sacs de victuailles et allons à la recherche de la voie. Installation dans un train bondé, plein de personnes voyageront debout. Par miracle, on est assis tous les 3 ensemble (alors qu’on a pris les billets la veille et qu’il faut en général réserver plusieurs jours à l’avance, et surtout qu’il ne reste plus une place de libre). Mystère. On a même pas eu le temps de sortir nos appareils photos pour prendre des photos du magnifique paysage (j’exagère à peine) que déjà plein de chinois essayaient de rentrer en communication avec nous.

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P1040822P1040813C’est fou, parce qu’on a beau ne comprendre que quelques mots dans la phrase, on réussi l’exploit de plus ou moins rentrer en communication avec eux pendant presque tout le trajet. Plein de chinois étaient là, à écouter, changeaient de place. Ils nous ont montré comment faire chauffer les nouilles instantanées, nous ont cherché l’eau chaude, les serviettes et nous ont apporté un plastique pour notre poubelle..

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Traversée de paysages magnifiques, montagnes comme sur des dessins d’enfants, en dentelle.

… ça je ne l’ai jamais bien su »

Arrivée à Chengde après 5h de train (alors que c’est à 200 km de Pékin !!! Pour les non matheux, ça fait bien du 40-50 km/h !). En fait, quand on a pris les billets, on avait absolument aucune idée du temps que le trajet allait prendre. On a juste compris ça en discutant avec les chinois. On a essayé la technique de « j’irai dormir chez vous ce soir  » sans trop de succès.

« … mais si jamais je savais,  je crois bien que je n’irai plus »

Arrivée  donc à Chengde, la brumeuse, pour ne pas dire la polluée. En arrivant, on a traversé la zone industrielle , on avait juste pas envie d’arriver.

P1040419P1040464On s’est même posé la question de savoir si les usines délocalisées de Pékin n’avaient pas finies ici. Comme on est trop fort, on avait bien sûr oublié le guide du routard qui parlait d’une superbe auberge de jeunesse  à deux pas de la gare. Recherche donc d’un petit hôtel, à prix raisonnable. Pas de chance, la plupart des hôtels un peu miteux comme on les aime ne sont pas autorisés à accueillir des étrangers. Après un super quiproquo sur le « da » qui signifie grand ( les chinois essayaient de nous faire comprendre qu’on ne pouvait loger que dans un GRAND hôtel et nous pensions « mais c’est pas grave si on est trop grand pour les lits »). L’aubergiste nous a écrit l’adresse d’un hôtel bon marché autorisé à accueillir des étrangers – C’est du moins ce que l’on a cru – Et nous voilà embarqués à demander tous les 100m à un chinois la direction d’une rue remplie d’hôtels. Nous sommes arrivés dans la rue en question, persuadés que l’aubergiste avait écrit le nom d’un hôtel sur le papier, ce qui visiblement n’était pas le cas. Et nous avons parcouru environ 5 fois cette rue (pas de chance, elle était longue), se faisant balader d’un bout à l’autre par des chinois parlant .. chinois, qui ne comprenaient pas ce qui était écrit sur notre papier. Prise d’un taxi direction … nulle part. Puis on a continué à pied, et avons finalement fini par trouver un hôtel,2 heures plus tard, la nuit était déjà  tombée et nos quelques ressources téléphoniques étaient épuisées.

La fête de la pleine lune

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De la chambre d’hôtel, on entendait une sorte de musique traditionnelle. On a suivi la musique et nous nous sommes retrouvés en plein défilé. il y avait une sorte de danses avec des éventails, des danses traditionnelles de « on ne sait pas où », avec des gens habillés en costumes traditionnels. On a essayé de poser des questions sur ce que pouvait être cette « fête » mais n’avons bien sûr pas compris la réponse. Nous pouvons juste dire qu’il s’agissait d’un jour spécial dans un calendrier sans doute lunaire car c’était un soir de pleine lune, surement pour une minorité mais alors va savoir laquelle ! ( je m’en vais faire des recherches dès que j’aurais un peu de temps). En tout cas, les rues étaient vraiment super animées : musiques et danses. Ils brûlaient aussi des faux billets pour plus de prospérité (les chinois sont très croyants). Nous avons rencontré un chinois à qui nous avons essayé de demander des explications. Il était tout content de nous dire qu’il était catholique mais qu’il aimait les bouddhistes, qu’il connaissait Paris et mettait vraiment tout son coeur à essayer de nous faire comprendre le sens de cette fête. Sans succès. Retour à l’hôtel, concours de photos sur le pot de chambre.

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P1040467What else

Après avoir avalé de superbes « pao zi » ou pains fourrés à la vapeur, nous voilà parti pour le palais d’été local. Chengde est la ville où allaient les empereurs lorsqu’il faisait trop chaud à Pékin. C’est une sorte de ville de villégiature. Après la visite du temple (fort décevante), nous entrons dans des jardins vraiment hallucinants.

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Mode fengshui ! Quelques yhourts mongols et un petit temple bouddhiste semblent s’y être perdus. Mais les jardins, vraiment magnifiques. De ces jardins, nous remarquons une ombre (il faisait hyper brumeux) qui se

détache du paysage. Impossible de savoir ce que c’est, si c’est naturel ou si c’est un

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temple (elle avait une forme de grosse chaise). Nous prenons juste une photo en se promettant de demander à un chinois ce que c’est et P1040697P1040700P1040709P1040710surtout en essayant d’aller voir de plus près. Puis nous partons en direction du temple Puning, temple bouddhiste tibétain. Il n’avait de Tibétain que la déco sembleront dire quelques mauvaises langues. Temple vraiment beau ! Par chance, nous étions là-bas à une heure de prière et comme il pleuvait, on devait être les seuls dans le temple. Ce temple est surtout connu pour une statue de Bouddha géante à une vingtaine de mains, ou plutôt, la divinité de la miséricorde en passe de devenir bouddha. Un vrai plaisir pour les yeux ! Tentative de faire un peu la fête sur Chengde. Mort. Alors qu’on cherchais un endroit « sympa » pour se poser, on a rencontré deux chinois, qui travaillent sur les toits. Ils nous ont offert de la bière et de partager la soirée avec eux. C’était hyper riche ! Même avec les quelques mots de chinois qu’on a, on a vraiment réussi à beaucoup échanger. Vivement vraiment que les cours commencent parce que ca devient hyper frustrant ! On a réussi à discuter de la vie en général aux relations entre la chine et le japon.

Pour le dernier jour, nous avons décidé de montrer à un chauffeur de taxi la photo de la roche bizarre que nous voulions voir, en lui demandant de nous y conduire. Il nous a conduit dans un  village à côté de chengde en nous expliquant qu’il fallait prendre un espèce de promène bidochon ou alors un télésiège. Pas question ! Nous nous sommes donc engagés à pied sur la route, avons traversé un petit village puis nous avons pris le premier chemin au hasard, laissant tomber la roche et privilégiant le côté « nature » de notre excursion. Après environ 3/4 d’heure de marche un peu au hasard sur un petit chemin de rando serpentant entre les champs et la forêt, nous apercevons la roche vraiment tout près. On a donc un peu escaladé à la barbare la montagne pour … se retrouver un pied de cette merveille de la nature ! Une espèce de joystick géant ! Quelle surprise !!

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Très fier de nous, nous avons fait demi-tour pour rejoindre le petit village et attraper un taxi, direction la gare pour prendre un train pour Pékin ! Arrivé à Pékin à 19h, heure de pointe. Wawww P1040445

*week-end parfait

-> j’attends d’avoir une connexion digne de ce nom pour charger les photos (elles valent le coup !) d’ici là, connectez vous à la galerie facebook, photos déjà mises en ligne  –> http://www.facebook.com/album.php?aid=157659&id=544035870

 

Le choix des cours

Le « choix » des cours

En tant que petits français bien motivés pour avoir des horaires sympas, nous avons fait le choix de mette le réveil à 7h30 pour pouvoir être à 8h30 à l’université afin d’être les premiers à pouvoir choisir nos cours et de régler ça vite fait, histoire de pouvoir partir au plus vite en vacances. A notre arrivée dans le « hall », ou plutôt dans la masse déjà étouffante de personnes. (C’est là, que l’expression « noir de monde » prend tout son sens), trois queues différentes pour des bureaux apparemment distincts.

Après un rapide échange avec une des madame de l’inscription, on commence une queue d’une trentaine de personnes. Celle ci n’avance pas, juste des personnes qui la quittent, désespérées. Après environ 1 heure et quart, on s’aperçoit que les autres étudiants ont tous un tampon sur leur feuille. On se renseigne et on se rend compte que OUI, il nous faut bien passer des tests de niveau au deuxième étage. Queue au deuxième étage pour avoir un mini entretien, exclusivement en chinois bien entendu, pour « mesurer » notre niveau. Pas de chance, la première question était depuis combien de temps étudiez vous le chinois, une fois la réponse donnée, elle a commencé à enchaîner des phrases dans un chinois très rapide et incompréhensible. Je me suis sentie très seule. Elle m’a fait lire quelques phrases. Il faut savoir qu’on était à ce moment à 3 personnes d’un niveau de chinois carrément distinct et qu’on a tout les 3 le même « niveau » et qu’on se retrouve tous dans la même classe. Very bizarre. M’en fout, jai le tampon. Donc une fois le test passé, retour à la queue interminable. On choisit la méthode à la française (en se faufilant un peu). 45 minutes plus tard, j’étais sur le point de tendre ma feuille pour valider l’inscription et obtenir l’emploi du temps quand la madame responsable des étudiants français nous fait signe d’aller la voir, et nous dit qu’elle s’occupe de tout. Scepticisme, mais OK on lui fait confiance, elle nous a déjà été d’une aide vraiment indispensable le jour des autres inscriptions. Manque de chance elle croyait qu’on se trompait de queue et qu’on voulait passer les tests. Retour donc à la case départ.

Sans avoir commencé aucun cours, on a compris que la leçon numéro 1 en Chine est la patience !

Nous aurons donc 20 heures de cours de chinois, 4 heures par jour sur 5 jours (8h30-12h40) avec 2 heures de Kung-fu :-)

Direction ensuite le magasin où j’ai acheté mon portable pour l’échanger contre un autre qui est encore mieux. Facile. Puis un peu de shopping. Acquisition de chaussures massantes (sisisi, ça marche !!)

Rapide hésitation entre partir pour Xi’an ou Chengde. Donc bière au blabla bar pour se décider vers les 17-19h.

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Sachant que partir pour Xi’an suppose 12 heures de train et donc nous aurait fait partir à 20h, on s’est reporté sur le choix initial à savoir Chengde. On s’est donc retrouvé à 19h30 à vouloir acheter des billets pour le premier train du lendemain. On a essayé de demander à des chinois où se trouvait le guichet le plus proche. Pas de chance, il en existe à chaque coin de rues : c’est du moins ce qu’on suppose à la vue du nombre de directions indiquées : après avoir demandé à 5 chinois et obtenu 5 informations différentes, on a demandé à une dame qui, au bout d’une dizaine de minutes de discussion s’est révélée être une prof de français. Ouf. Elle a demandé à plusieurs chinois et sommes finalement allés tous ensemble acheter ces fameux billets. « Je vais faire semblant de voyager avec vous, elle vous méprise parce que vous ne parlez pas chinoise » Phrase magique ( ou pas) de la prof de francais concernant la chinoise qui nous a acheté nos billets. Places assises, ensemble, 3 euros, 4h de train. Départ à 12h20. Elle nous a ensuite accompagné jusqu’à la bouche de métro pour nous indiquer sur un plan où se situe la gare, nous a donné l’heure à laquelle il faut quitter la maison pour être sûr d’être à l’heure pour le train. What else ?!

Donc demain direction Chengde jusqu’à dimanche !!

Je me retrouve  là à taper dans mes chaussures massante (le pied ;) ), à raconter ma vie sur internet, à me préparer psychologiquement à déjà quitter  Pekin pour une bourgade inconnue mais c’est tellement réjouissant, à parler à pleins de gens sur internet. What else ??

 

i’m a beijinger

Tadada, ça y’est j’ai acheté un beau vélo tout ROUGE ! Je peux enfin me fondre dans la masse pékinoise (ou plutot wudaokouienne).
Eh oui  ! mon quartier est tellement petit  qu’on y rencontre tout le temps les mêmes personnes. En fait,  je suis surtout entre deux rues : la mienne qui est aussi celle de l’université et la parallèle qui est la rue animée. Le monde des « expats » et des « étudiants » est encore plus petit, enfin plus facile à dissocier de la masse des chinois. Du coup, j’ai vraiment l’impression de vivre une vie de quartier où je croise pratiquement des personnes connues à chaque fois que je sors. Classe,  sachant que j’ai débarqué dans cette ville il y a juste 10 jours !

L’avantage du vélo ? ben, j’ai l’impression d’aller plus vite, ce qui est cool aux intersections car les chinois roulent tellement n’importe comment, que  du coup, on traverse les routes plus vite donc moins de chance de se faire écraser. En revanche, aux heures de pointe, le vélo est plus un boulet qu’autre chose car quand il y a des embouteillages sur les trottoirs (non ce n’est pas un mythe) euh, ben mieux vaut poser gentiment le vélo ou alors il ne faut VRAIMENT pas être pressé.On ne va pas forcément beaucoup plus vite à vélo car les trottoirs sont tellement pleins que faire du vélo s’apparente plus à une épreuve de slalom qu’à un déplacement ordinaire (prochaine acquisition : la sonnette !!) .

Les « rues » pour vélo sont elles,  squattées par les bus et les taxis qui n’hésitent pas à faire des queues de poisson, piller devant toi, (le clignotant et les feux d’arrêt n’existent pas ici), ouvrir les portes au moment où tu passes et déverser des flots de personnes sur ton passage.

Bon pour vous rassurer le trajet maison / université n’est pas long (5 minutes) et ne comporte que 3 intersections et qu’une seule petite partie super craignosse.

Photo 2 wudaokou station /  Photo 3  : j’habite dans un des immeubles rouge à gauche

Je suis donc joignable

* au (86)15210562380

* ou pour les lettres / cartes / colis à : Bejing, haidian district, huaqingjiayuan, building 10, apt 10. Ce qui donne en chinois : 中国,北京市,海淀区,五道口,华清嘉园小区,十楼,802 号. Pour l’instant ma boite au lettres n’a pas de clefs ( c’est pratique je sais) mais ca devrait le faire quand même.

On ne sait toujours pas si on pourra bouger dans le nord (Chengde) demain. On saura ça demain matin avec, si tout se passe bien, la possibilité de partir dès demain soir ! Il est vraiment difficile d’essayer de comprendre quelque chose étant donné que chaque étudiant vient avec un programme différent (donc impossible de comparer), de plus, il y a trois facs dans l’université plus ou moins identiques et surtout PERSONNE ne parle l’anglais.

La VDM du jour (en ce moment il y en a vraiment une voire deux par jour ! Celle là est racontable donc j’en profite)

J’ai acheté un tout beau portable super négocié, trop bien et tout. J’appelle un copain, il était mort de rire. Je ne comprends pas. « on dirait une gamine de deux ans qui parle » Le portable me fait une voix à l’hélium. Vous confirmez ?