Chengde
Posted in Non classé, anecdote, société chinoise, voyage on 09/05/2009 02:20 by Joana Levy« je n’sais pas où je vais … »
Départ à 10h45 de la maison, métro jusqu’à la gare ; deux changements.

On rempli nos sacs de victuailles et allons à la recherche de la voie. Installation dans un train bondé, plein de personnes voyageront debout. Par miracle, on est assis tous les 3 ensemble (alors qu’on a pris les billets la veille et qu’il faut en général réserver plusieurs jours à l’avance, et surtout qu’il ne reste plus une place de libre). Mystère. On a même pas eu le temps de sortir nos appareils photos pour prendre des photos du magnifique paysage (j’exagère à peine) que déjà plein de chinois essayaient de rentrer en communication avec nous.


C’est fou, parce qu’on a beau ne comprendre que quelques mots dans la phrase, on réussi l’exploit de plus ou moins rentrer en communication avec eux pendant presque tout le trajet. Plein de chinois étaient là, à écouter, changeaient de place. Ils nous ont montré comment faire chauffer les nouilles instantanées, nous ont cherché l’eau chaude, les serviettes et nous ont apporté un plastique pour notre poubelle..

Traversée de paysages magnifiques, montagnes comme sur des dessins d’enfants, en dentelle.
… ça je ne l’ai jamais bien su »
Arrivée à Chengde après 5h de train (alors que c’est à 200 km de Pékin !!! Pour les non matheux, ça fait bien du 40-50 km/h !). En fait, quand on a pris les billets, on avait absolument aucune idée du temps que le trajet allait prendre. On a juste compris ça en discutant avec les chinois. On a essayé la technique de « j’irai dormir chez vous ce soir » sans trop de succès.
« … mais si jamais je savais, je crois bien que je n’irai plus »
Arrivée donc à Chengde, la brumeuse, pour ne pas dire la polluée. En arrivant, on a traversé la zone industrielle , on avait juste pas envie d’arriver.

On s’est même posé la question de savoir si les usines délocalisées de Pékin n’avaient pas finies ici. Comme on est trop fort, on avait bien sûr oublié le guide du routard qui parlait d’une superbe auberge de jeunesse à deux pas de la gare. Recherche donc d’un petit hôtel, à prix raisonnable. Pas de chance, la plupart des hôtels un peu miteux comme on les aime ne sont pas autorisés à accueillir des étrangers. Après un super quiproquo sur le « da » qui signifie grand ( les chinois essayaient de nous faire comprendre qu’on ne pouvait loger que dans un GRAND hôtel et nous pensions « mais c’est pas grave si on est trop grand pour les lits »). L’aubergiste nous a écrit l’adresse d’un hôtel bon marché autorisé à accueillir des étrangers – C’est du moins ce que l’on a cru – Et nous voilà embarqués à demander tous les 100m à un chinois la direction d’une rue remplie d’hôtels. Nous sommes arrivés dans la rue en question, persuadés que l’aubergiste avait écrit le nom d’un hôtel sur le papier, ce qui visiblement n’était pas le cas. Et nous avons parcouru environ 5 fois cette rue (pas de chance, elle était longue), se faisant balader d’un bout à l’autre par des chinois parlant .. chinois, qui ne comprenaient pas ce qui était écrit sur notre papier. Prise d’un taxi direction … nulle part. Puis on a continué à pied, et avons finalement fini par trouver un hôtel,2 heures plus tard, la nuit était déjà tombée et nos quelques ressources téléphoniques étaient épuisées.
La fête de la pleine lune



De la chambre d’hôtel, on entendait une sorte de musique traditionnelle. On a suivi la musique et nous nous sommes retrouvés en plein défilé. il y avait une sorte de danses avec des éventails, des danses traditionnelles de « on ne sait pas où », avec des gens habillés en costumes traditionnels. On a essayé de poser des questions sur ce que pouvait être cette « fête » mais n’avons bien sûr pas compris la réponse. Nous pouvons juste dire qu’il s’agissait d’un jour spécial dans un calendrier sans doute lunaire car c’était un soir de pleine lune, surement pour une minorité mais alors va savoir laquelle ! ( je m’en vais faire des recherches dès que j’aurais un peu de temps). En tout cas, les rues étaient vraiment super animées : musiques et danses. Ils brûlaient aussi des faux billets pour plus de prospérité (les chinois sont très croyants). Nous avons rencontré un chinois à qui nous avons essayé de demander des explications. Il était tout content de nous dire qu’il était catholique mais qu’il aimait les bouddhistes, qu’il connaissait Paris et mettait vraiment tout son coeur à essayer de nous faire comprendre le sens de cette fête. Sans succès. Retour à l’hôtel, concours de photos sur le pot de chambre.

What else
Après avoir avalé de superbes « pao zi » ou pains fourrés à la vapeur, nous voilà parti pour le palais d’été local. Chengde est la ville où allaient les empereurs lorsqu’il faisait trop chaud à Pékin. C’est une sorte de ville de villégiature. Après la visite du temple (fort décevante), nous entrons dans des jardins vraiment hallucinants.







Mode fengshui ! Quelques yhourts mongols et un petit temple bouddhiste semblent s’y être perdus. Mais les jardins, vraiment magnifiques. De ces jardins, nous remarquons une ombre (il faisait hyper brumeux) qui se
détache du paysage. Impossible de savoir ce que c’est, si c’est naturel ou si c’est un



temple (elle avait une forme de grosse chaise). Nous prenons juste une photo en se promettant de demander à un chinois ce que c’est et 


surtout en essayant d’aller voir de plus près. Puis nous partons en direction du temple Puning, temple bouddhiste tibétain. Il n’avait de Tibétain que la déco sembleront dire quelques mauvaises langues. Temple vraiment beau ! Par chance, nous étions là-bas à une heure de prière et comme il pleuvait, on devait être les seuls dans le temple. Ce temple est surtout connu pour une statue de Bouddha géante à une vingtaine de mains, ou plutôt, la divinité de la miséricorde en passe de devenir bouddha. Un vrai plaisir pour les yeux ! Tentative de faire un peu la fête sur Chengde. Mort. Alors qu’on cherchais un endroit « sympa » pour se poser, on a rencontré deux chinois, qui travaillent sur les toits. Ils nous ont offert de la bière et de partager la soirée avec eux. C’était hyper riche ! Même avec les quelques mots de chinois qu’on a, on a vraiment réussi à beaucoup échanger. Vivement vraiment que les cours commencent parce que ca devient hyper frustrant ! On a réussi à discuter de la vie en général aux relations entre la chine et le japon.
Pour le dernier jour, nous avons décidé de montrer à un chauffeur de taxi la photo de la roche bizarre que nous voulions voir, en lui demandant de nous y conduire. Il nous a conduit dans un village à côté de chengde en nous expliquant qu’il fallait prendre un espèce de promène bidochon ou alors un télésiège. Pas question ! Nous nous sommes donc engagés à pied sur la route, avons traversé un petit village puis nous avons pris le premier chemin au hasard, laissant tomber la roche et privilégiant le côté « nature » de notre excursion. Après environ 3/4 d’heure de marche un peu au hasard sur un petit chemin de rando serpentant entre les champs et la forêt, nous apercevons la roche vraiment tout près. On a donc un peu escaladé à la barbare la montagne pour … se retrouver un pied de cette merveille de la nature ! Une espèce de joystick géant ! Quelle surprise !!

Très fier de nous, nous avons fait demi-tour pour rejoindre le petit village et attraper un taxi, direction la gare pour prendre un train pour Pékin ! Arrivé à Pékin à 19h, heure de pointe. Wawww 
*week-end parfait
-> j’attends d’avoir une connexion digne de ce nom pour charger les photos (elles valent le coup !) d’ici là, connectez vous à la galerie facebook, photos déjà mises en ligne –> http://www.facebook.com/album.php?aid=157659&id=544035870



